Tiger Woods qui gagne le Masters : la preuve que tout est possible

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Quel plaisir de reprendre les articles et chroniques de SensationsGolf.fr avec cette actualité brûlante et merveilleuse ! Aucun autre événement ne pouvait mieux tomber.

Masters d’Augusta 2019, 4è et dernier jour du plus célèbre tournoi de golf au monde. Tiger Woods vient de remporter son 5e Masters à Augusta, son 15e majeur et son 81e titre sur le PGA Tour. Avec ce nouveau sacre, le tigre confirme son statut de légende du golf et du sport tout court. Avec une saveur particulière qui nous touche tous au plus profond de notre coeur…

Après une partie au cours de laquelle le champion a montré la puissance de ses coups de driver, la solidité de ses fers et une maestria retrouvée au putting, la tension s’est effacée et la célébration a eu lieu.
La libération, la joie, les cris, les félicitations des uns et des autres, plus ou moins intimes, les bras en V levés au ciel une première fois en guise de victoire, les cris de nouveau de Tiger en remontant à l’enregistrement de sa carte, avec ses enfants et ses proches, puis encore les bras en l’air, le sourire plus large que jamais, au milieu de la foule américaine en délire qui attendait ce moment depuis des années, et qui exulte de ferveur.

21h. Golf + rediffuse cette dernière journée exceptionnelle. Les conditions climatiques étant trop risquées pour lancer les départs l’après-midi comme à l’accoutumée, il a été décidé pour la première fois dans l’histoire du tournoi que les parties du dimanche commenceraient toutes le matin, en simultané depuis les trous 1 et 10.

Et je me remets à les regarder sous un autre oeil. Ni technique pour glaner quelques infos histoire de progresser moi-même, ni excité face à la méconnaissance du résultat. En l’occurrence, le résultat, je le connais. Et j’en suis encore galvanisé…

Pas question de tenter de deviner si avant ou après tel ou tel coup il savait qu’il allait gagner, s’il est tendu, certain de son fait, audacieux, ou simplement reconnaissant des quelques moments de chance qui lui ont été donnés… Car il en a eu aussi. Normal, la chance ne sourit qu’aux audacieux.

Je ne regarde cette fois que l’histoire qui s’écrit. Le process. Le chemin. L’action en marche. Coup après coup. Pas après pas. Comme disent les plus notoires coaches américains et mondiaux, c’est bien le process et l’amour de l’action qui mène au succès. À la gloire parfois.

L’amour du process, de l’effort, du travail…

Même pour le plus créatif des golfeurs, le plus talentueux peut-être, le travail et l’amour du process demeure au coeur de la vie de Tiger Woods. La succession des actions, jour après jour, mois après mois, années après années.

Sa victoire au Masters d’Augusta 2019 en est le plus magistral exemple.

On connaît les efforts fournis depuis tout petit pour atteindre un tel palmarès. On se souvient qu’au sommet, Tiger Woods a pris les décisions qui paraissaient folles de changer certains réglages de son swing pour devenir encore plus fort. Avec le succès que l’on connaît. Avec patience, persévérance et confiance surtout.

Des qualités qui ont non seulement forgé son golf mais toute sa vie. Au plus haut comme au plus bas, Tiger Woods s’est accroché à ces valeurs fondamentales qui sont devenues ses marques de fabrique, lui forgeant un mental en acier. Un héritage de ses parents et en particulier de son père qu’il a su ô combien faire fructifier.

Les pires épreuves de sa vie ont entamé son moral et ses résultats. Certes.
Comme après le décès de son père, mentor et entraineur historique du champion.
Ou ses multiples blessures. Après son avant-dernière opération du dos, Tiger Woods lui-même commençait à douter. Les pilules anti douleurs, avalées tous les jours pendant des mois, ont failli le faire plonger dans l’addiction.
Les faits divers autour de sa vie sentimentale ont également fait beaucoup de mal à sa carrière sportive.
Puis la dernière intervention chirurgicale réussie a de nouveau relancé la machine. Et Tiger Woods s’est ressoudé sur tous les plans. Après avoir mis plusieurs fois genou à terre, le tigre s’est relevé, a rugit puis s’est redressé pour se tenir fier et fort à nouveau.

La santé est revenue peu à peu. Les douleurs dorsales ont été d’abord plus supportables. Plus ont diminué avant de disparaître. Tiger Woods témoignait il y a seulement un peu plus d’une année de son soulagement et de son plaisir retrouvé de ne plus se lever le matin cassé en deux, souffrant de simplement marcher. Il disait ne pas en vouloir plus. Pour l’instant.

Mais les clubs étaient là. À portée de main. Si précieux. Certains bienveillants ou peureux lui conseillaient de ne rien risquer. D’autres, plus sabordeurs ou jaloux, hurlaient à qui voulaient les entendre que le roi était déchu, trop vieux, fini.

Le cycle s’est relancé. Inlassablement. Les tests physiques, très progressifs, puis le golf, de plus en plus technique, fréquent, puis intense. Comme aux « bons vieux jours ». Tiger Woods a accepté le miracle de sa santé recouvrée. Et s’est remis à y croire. Que jouer de nouveau serait possible. Alors il a repris du service. A la foi décuplée, Tiger a ajouté la pratique. Il ne s’est pas arrêté aux grattes, soquettes, coups immondes et autres horreurs indignes de son nom et de son palmarès incroyable. Au début, tout le monde avait mal pour lui de ke voir jouer si mal. Il a fait fi de ces ratés. De la honte, des jugements. Lui seul savait sûrement de quoi il était encore capable. Ses objectifs ont évolué au fur et à mesure que son dos tenait, que ses distances au drive s’allongeaient et que son golf se rappelait à son bon souvenir.

Tiger Woods, un modèle de foi et d’enthousiasme dont nous pouvons tous nous inspirer

Chaque nouvelle étape a ouvert de nouvelles voies, de nouveaux espoirs. Chaque coup rejoué a appelé un coup plus difficile, un coup supplémentaire. Chaque annonce de son retour à la compétition a joué en sa faveur. Repoussée ou confirmée. Jusqu’à la victoire en 2018 de nouveau. Dingue. Qui aurait pu y croire ? Tiger Woods de nouveau au sommet du monde ? Il lui restait un majeur pour revenir à son niveau. Le niveau que personne n’atteindrait peut-être jamais. Et lui saurait le retrouver ? Dingue. Ce serait dingue. Le plus grand come back de l’histoire de tous les sports. Un des exemples de résilience et de foi les plus marquants, bien au-delà du sport. C’est aussi pour cela que Tiger Woods est adoré et connu dans le monde entier : il porte l’espoir que le meilleur et le plus grand est possible.

Après un majeur anglais presque victorieux il y a quelques mois, remporté finalement par l’italien et métronome Molinari, Tiger a empôché le plus grand des majeurs. Celui qu’il connait par coeur. Son jardin. Le tournoi des Maîtres, à Augusta. Et du coeur, il en eu assez pour trouver son nouveau Graal.

Ses détracteurs trouveront toujours de quoi minimiser cette victoire : le craquage de Molinari, l’imperfection de Koepka au putting, la malchance de machin, le jour sans de Bidule…

Mais les faits sont là. Tiger Woods vient de soulever une nouvelle fois un trophée majeur ! La légende est bien vivante et sacrément active. Nul ne peut désormais ignorer ses ambitions, que Tiger les exprime ou pas, de dépasser Jack Niklaus au palmarès du golf mondial. Et de redevenir numéro 1 mondial. Ce titre vient de le faire passer de la 12e place à la 6e… Le tigre est en chemin.

Tiger Woods y croit plus que jamais et personne ne pourra plus lui faire croire qu’il ne peut pas. Personne n’a jamais d’ailleurs réussi à affaiblir son mental et sa foi.

Il y a toujours cru. Et il s’est donné tous les moyens pour arriver à ses fins. Car la foi sans l’action n’est que doux rêve. Tiger Woods est un homme de rêve à réaliser. Des plus grands rêves à réaliser. Depuis l’âge de trois ans, il rêve de battre Jack Nicklaus, qui est convaincu que Tiger réussira ce défi…

Avec cette victoire à Augusta, après des années de disette, de blessures, de descente en enfer, c’est l’espoir qui a regagné. La foi, la détermination la persévérance, le travail, l’amour du process, du chemin à parcourir. Le champs de tous les possibles, des rêves les plus soit-disant impossibles qui se réalisent. Des murs tombent et des barrières s’écroulent une nouvelle fois.

Après la pluie vient le beau temps.
Après la blessure vient la rééducation et la guérison.
Après la soquette vient le coup qui tombe dans le trou.
Après le drive manqué vient le recovery qui touche le green.
Après la contre perf’ vient l’index qui baisse.
Après le palier de progression qui stagne viennent les nouvelles sources de confiance.
Après le coup de travers vient le bon rebond qui recentre en plein fairway.

Après le premier pas vient le second, puis on marche.
Après les mots écorchés on dit sa première phrase.
Après une déception, l’espoir.

Tiger Woods a changé depuis sa traversée du désert et ses blessures qui ont failli le détourner de son chemin. L’enthousiasme et les sourires ont remplacé la froide concentration qui le coupait du monde. Tiger Woods apprend toujours. La communion chaleureuse et sincère avec le public et l’ouverture aux autres ajoute de l’humanité au champion qui pouvait paraître inhumain et insensible. Ce n’était que pure éducation. Il en est désormais aussi attachant qu’impressionnant. En écrivant une nouvelle page de garde du livre d’histoire du golf, il redonne non seulement un coup de projecteurs sur ce jeu qu’on adore, qui nous parle de nous, mais il nous rappelle ce que nous savons au fond de nous. Tout est possible quand on y croit et qu’on s’engage à 150% sur la durée.

Oui, tout est possible. Les briseurs de rêves n’ont plus d’influence désormais. Leur voix est loin. Très loin. Et c’est le torse bombé et le souffle fort que nous pouvons nous lancer dans cette nouvelle saison de golf ! Ainsi que dans tous nos projets ! En mariant la foi et l’action, rien ne peut arrêter personne.

Faisons-nous plaisir, ouvrons-nous au monde même en étant focus sur nos objectifs. Reprenons nos carnets de notes pleines d’ambitions et rappelons-nous nos rêves de golf et de vie ! Ce coup qu’on n’ose pas faire, essayons-le ! Ce score qu’on ne se croit pas capable de réaliser, et pourquoi pas ? Ce lâcher-prise après cette catastrophe, qui n’en est pas une, loin de là… Inspirons-nous de cet exemple de détermination, de patience, d’envie et d’écoute de soi qu’est Tiger Woods.

Un homme qui ne pouvait plus marcher il y encore quelques mois sans pleurer vient de remporter le plus grand tournoi de golf au monde en battant les meilleurs !

TOUT EST POSSIBLE. TOUT – EST – POS – SIBLE !

A nous de croire et de jouer maintenant. 🙂

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Jérôme Marczak s'est pris de passion pour le golf il y a quelques années. Après une pratique en dilettante et entrecoupée de blessures dues à d'autres sports, il s'oriente depuis 2016 vers le golf de manière exclusive. Fort de son expertise en communication écrite (formé au journalisme et à la communication et comptant 15 ans d'expérience dans le privé, le public et en tant que consultant indépendant), Jérôme Marczak associe l'écriture et le golf dan ce blog pour proposer une vision unique d'un blog de golf : un amateur parmi tant d'autres qui partage sa passion, ses progrès, ses erreurs, ses expérimentations mentales, techniques... Il souhaite avant tout partager sa passion du golf avec les milliers d'autres pratiquants qui s'y mettent eux-aussi en grand nombre ces dernières années et qui tentent de progresser dans ce jeu technique, précis, ludique et tellement enrichissant ! Avec simplicité, humour, envie, et passion. Merci de lire ce blog et de participer à votre manière au développement du golf en France, et de contribuer à développer la communauté du golf tout court :-) A bientôt sur SensationsGolf.fr !

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