Progresser au golf n’est pas un long fleuve tranquille…

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Ingrat sport que le golf. Un jour les sensations sont extra, et le lendemain, plus rien ne fonctionne comme vous le voulez.

Le lundi, vous arrosez à droite à cause d’un mauvais grip trouvé on ne sait où. Deux jours plus tard, le swing est fluide et la balle part où vous l’imaginez aller.

Tellement frustrant et tellement satisfaisant.

Comme vous tous, j’ai expérimenté une mauvaise passe quelques semaines de juin et de juillet. Les fois d’avant, je me reposais les mains et laissais passer l’orage quelques jours pour reprendre sur un meilleur rythme. Afin de retrouver le momentum perdu. Cela fonctionnait plutôt bien. Peut-être parce que les mauvaises passes étaient relativement courtes. Un ou deux entrainements tout au plus.

La dernière mauvaise passe a été plus longue cette fois. Et n’a pas seulement impacté les entrainements au practice mais a gâché plusieurs parties, dont une compétition. Aucune sensation au practice, des balles qui ne partent ni loin, ni dans la bonne direction. De sacrés mauvais coups pendant les parties, en mise en jeu, aux fers, aux approches et au putting. Une mauvaise passe à vous donner envie d’arrêter un mois. Ou d’arrêter tout court….

Résistance, mental, persévérance pour se dépasser au golf

Cette fois-ci, j’ai décidé de redoubler d’efforts, de temps d’entrainement et de parties. La mauvaise passe n’aurait pas raison de ma détermination ni de ma progression.

J’ai laissé passer les mauvais coups, les swings trop tenus, sans rythme, les soquettes, les approches de 5 mètres arrêtées à seulement deux, les tee shots perdus dans la nature à trop vouloir forcer, les top, les grattes, l’humeur massacrante après tous ces coups décevants. Tout y est passé.

Et tout est enfin passé. Le nouveau palier d’apprentissage a été atteint. Après la pluie amère est arrivé le beau temps. Les sensations sont revenues à force de ténacité, de réglages nouveaux et de cours ciblés sur les sujets qui fâchent comme on dit. Le rythme, le grip et l’alignement. Les bases. les fondamentaux.

Les cartes de score sont passées en moyenne à entre 8 et 15 au maximum. Y compris pendant les compétitions, m’amenant à un index de 15.1 aujourd’hui. La dernière compétition, au golf d’Opio Valbonne, sous la camicule (départ à 11h48 !) et sans connaître le parcours, m’a même conforté dans mon niveau actuel, plus solide et plus régulier. Zone tampon très satisfaisante.

Puis l’entrainement des deux derniers jours. Après 3 semaines de mauvaises passes terribles, désespérantes, suivies de deux semaines de retour progressif au golf plaisir et aux bons coups, voici les meilleures deux séquences de golf que j’ai pu expérimenter.

Un déclic. En demi conscience. Comme si les choses étaient en place naturellement ou presque. de solides appuis. Un grip souple mais ferme, une montée large et lente, une pression sur la jambe gauche, une rotation sans me poser de question, le poids sur la jambe gauche et le swing. La balle compressée, droite, qui vole. Droit. Loin. Comme jamais. 200 mètres au fer 5, 180 mètres au fer 7, 150 mètres au fer 9, 120 mètres au PW et 100 mètres au 56 en plein swing. Je n’y crois pas mais les balles se suivent et se ressemblent. Des dizaines de balles compressées, contactées avec fluidité et netteté les unes à la suite des autres. Deux jours de suite. Enfin. Un plaisir fou. Une fierté de n’avoir rien lâché. Le sentiment d’avoir franchi un palier que j’espérais depuis des semaines malgré ma jeunesse dans le golf. Je le sentais en vision. Cette fois je l’ai senti pendant les coups.

Une nouvelle aventure commence. Avec un bagage plus fort que jamais. Depuis un nouveau palier. Vers les mêmes objectifs qu’avant mais avec la certitude que je suis sur le bon chemin et que je suis armé techniquement et mentalement avec ce qui pourra me servir dans les futures épreuves de l’insatisfaction et de la déception que procure forcément le golf.

Dans ce défi d’atteindre le niveau scratch, le sentiment d’échec temporaire sert à se remettre plus que jamais en question. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. C’est une nouvelle fois vrai. Les épreuves ne sont que des tests. Sachons les passer pour en tirer les enseignements les plus durables et les leviers de motivation les plus marquants.

Vous êtes dans le dur en ce moment dans votre golf ? Ne lâchez rien ! Soyez patients et vous en tirerez les bénéfices bientôt.

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Jérôme Marczak s'est pris de passion pour le golf il y a quelques années. Après une pratique en dilettante et entrecoupée de blessures dues à d'autres sports, il s'oriente depuis 2016 vers le golf de manière exclusive. Fort de son expertise en communication écrite (formé au journalisme et à la communication et comptant 15 ans d'expérience dans le privé, le public et en tant que consultant indépendant), Jérôme Marczak associe l'écriture et le golf dan ce blog pour proposer une vision unique d'un blog de golf : un amateur parmi tant d'autres qui partage sa passion, ses progrès, ses erreurs, ses expérimentations mentales, techniques... Il souhaite avant tout partager sa passion du golf avec les milliers d'autres pratiquants qui s'y mettent eux-aussi en grand nombre ces dernières années et qui tentent de progresser dans ce jeu technique, précis, ludique et tellement enrichissant ! Avec simplicité, humour, envie, et passion. Merci de lire ce blog et de participer à votre manière au développement du golf en France, et de contribuer à développer la communauté du golf tout court :-) A bientôt sur SensationsGolf.fr !

2 COMMENTS

  1. N’est ce pas ce que les pros appellent être « dans la zone » ? Ou pas !
    Ils disent d’ailleurs qu’ils ne savent pas pourquoi ni comment ils y entrent. Ni comment ils en sortent. C’est pour ça qu’il faut en profiter quand on y est, et patienter lorsqu’on en ait sorti. Sans enrager à chaque coup raté. C’est l’attitude la plus dérangeante pour moi de la part d’un partenaire : celui qui peste à chaque raté, comme s’il jouait l’US Open.
    Sinon, j’adhère complètement au dessin en tête d’article !

    • Il existe néanmoins des clés pour entrer dans cette fameuse zone… Les préparateurs mentaux sont précieux pour cela ! 🙂

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