Où en est mon défi Scratch 2 ans ?

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Oui, alors quoi de neuf à propos de ton défi scratch ? La question revient toutes les semaines et j’en suis ravi.

Chers amis golfeurs, passionnés de la petite balle blanche, chers complices de la carte de score comme du plaisir de simplement jouer et se pro mener dans un cadre naturel souvent sublime.

Chères sources d’encouragement, comme chers trolleurs et chasseurs de pensée positive, chers pétris de certitudes et de croyances limitantes… 😉

A tous les déterminés et sûrs de vos talents et potentiels, quels que soient ces derniers,

voici un bilan rapide et sans concession de mon défi Scratch 2 ans, lancé en octobre 2016.

Rappel des faits : jouer scratch en seulement 2 ans !

« N’importe quoi ! », « pour qui se prend-il ? », « wow, vous nous tiendrez au courant », « bon courage je joue depuis quinze ans et je suis seulement 18 », « bravo pour ce défi de folie ! »…

Les réactions ont été nombreuses et de tous types après l’annonce de mon défi scratch en 2 ans (voir l’article de cette annonce). Soit passer d’un index 54 (non classé jouant très occasionnellement) à un index 0 à force de plusieurs entrainements par semaine.

Pourquoi cette annonce publique ? Pour m’engager, me motiver, me lancer un défi qui me pousserait à me dépasser, pour le plaisir du process de me rapprocher chaque jour un peu plus près de mon objectif, pour le fait de me donner tous les moyens pour y arriver, pour faire se marier le potentiel et la réalité sur le papier, pour inspirer les autres amateurs comme moi à se lancer des défis, pour échanger avec vous tous, pour débattre, pour provoquer, pour créer un électrochoc culturel dans le monde du golf sur le prétendu temps incontournable pour « y arriver »…

D’ailleurs, cette annonce du défi scratch a été likée par 553 d’entre vous. Comme quoi finalement, cela a eu son petit effet. 😉 Et rien que quelques messages de golfeurs ayant repris le golf ou se donnant de nouveau objectifs (pas forcément de mieux scorer) m’ont donné chaud au coeur et je vous en remercie encore.

Les faits, rien que les faits ! « Au golf seule la carte compte ! »

Venons-en au fait principal après une année : pour arriver sur les bases de mon « défi scratch en 2 ans », j’avais prévu d’être index 7. J’ai 6 mois de retard puisque je suis 15.

« C’est raté ! » diront les mauvais coucheurs. Ou les factuels. « Bravo! » 15 en une seule année c’est top rétorqueront les positifs. Et vous avez tous raison. A ce stade de mon défi, il m’est difficile de garder en vue mon objectif initial, surtout en termes de temps. En revanche, je suis très satisfait de ma progression. Car au-delà de la raison, c’est ce que j’ai commencé à mettre en place pour jouer qui m’intéresse : une discipline, une habitude, un état d’esprit, une détermination à toute épreuve.

Le défi n’est pas terminé loin de là et je suis aussi réaliste qu’optimiste sur ma progression ces prochains mois. Je vais vous en expliquer les raisons, et en même temps tenter de comprendre les 6 mois de retard sur mon objectif. Sous un angle très concret : en identifiant le problème rencontré, et la solution adoptée ou pas encore trouvée.

  • Entrainements hebdomadaires pour mon défi scratch : j’ai pu aller au practice en moyenne 3-4 fois par semaine sur cette première année. Pas assez pour acquérir cette solidité ? Je ne suis pas sûr que ce soit la principale raison de mon retard sur mon objectif. Je dirais que j’ai pu grâce à cela descendre à 15. Mais la quantité n’a pas de sens si la qualité ne suit pas. Si c’est pour répéter les erreurs de technique, autant ne pas jouer autant. C’est d’ailleurs difficile de gommer une mauvaise habitude. J’y ai veillé.
  • Cours reçus : 6 cours si je compte bien. Soit un cours tous les deux mois. Les trois premiers furent assez ciblés sur le release. Les trois suivants, avec un second professeur, plutôt sur des base adaptées à mon profil. Pas assez pour apprendre toute la technique digne d’un 7.
  • Compétitions : seulement une dizaine au final. Pas assez non plus pour descendre à l’objectif single. En tout cas très difficilement. D’autant que les dernières m’ont valu de remonter deux fois de 0.1 point. Rien de plus normal. La progression ne se fait jamais sans palier de stagnation.
  • Ma meilleure carte ? 6 sur le parcours d’Apremont (Oise), hors compétition. En compétition, c’était 9, sur le parcours de l’île Fleurie (région parisienne). Plusieurs fois 10 un peu partout. En moyenne entre 12 et 18 depuis quelques mois. Plutôt 20 depuis mon changement total de swing il y a quelques semaines. Mais je suis patient. En tout cas pas assez bas donc pour être index 7 après un an. C’est mathématique.

Le golf n’est pas un long swing tranquille

J’ai donc pu expérimenter au cours de cette première année de défi scratch, un facteur que je n’avais pas du tout anticipé : autant je me disais qu’il faudrait du temps pour trouver les bons réglages, mais je ne m’imaginais pas faire évoluer aussi souvent mon swing, mon grip, mon stance ! Comme si on devait passer par des paliers techniques intermédiaires avant d’atteindre le niveau technique final…

Combien de fois ai-je le sentiment d’avoir cherché le bon grip, d’avoir modifié un aspect de mon swing après en avoir trouvé un autre qui me satisfaisait davantage ? Le swing étant un système mécanique, changer un détail en faisait dérégler tout le reste…

Je comprends et je ne comprends pas. Je comprends car il est évidemment difficile, voire arrogant et stupide d’espérer pouvoir assimiler le bon geste dès les premiers cours ! Surtout à 45 ans. Mon corps n’est pas vierge de toute habitude. D’ailleurs, les pros de golf commencent leurs cours par les fondamentaux : la prise du club, la position devant la balle… Allons-y progressivement.

Mais au fur et à mesure que j’ai pu suivre quelques cours (pas assez vous en conviendrez et moins que prévu), j’ai rapidement ressenti que l’angle technique ne me convenait pas pour commencer. Et puis quel manque de fun, de plaisir ! J’ai vu des enfants de 8 ans commencer leur premier cours en se voyant recevoir des explications sur l’angle des épaules et la position de la tête du club au sommet de la montée !?! Bonjour le côté ludique pour se lancer dans un nouveau sport. Le golf reste un sport de balle à lancer dans un trou… Amusez-vous les gars ! Faites-vous plaisir et donnez du plaisir enfin !

Quoi ? Tu veux bien jouer au golf et tu refuses d’apprendre la technique ? J’anticipe les questions en me faisant moi-même l’avocat de diable… 😉
Pas tout à fait. Je m’explique. Oui le golf est très technique. Mais si la pédagogie l’est autant au lieu de l’appréhender avec simplicité c’est raté pour moi ! Mettre son plan de jeu dans cet angle, tourner à 38,47 degrés pour obtenir la tension optimale, tout en jouant sur le poids du corps sans bouger la tête… Très peu pour moi ou. Sans parler que chaque prof avec qui j’ai pu parler avait sa version du geste idéal.

Bref, je me suis bien pris la tête avec tous ces impératifs techniques, ces facteurs de solidité, ces sources de régularité. Blablabla… pour moi.

Chaque golfeur est unique, non au golf 100% académique !

Je me suis donc perdu plusieurs semaines, plusieurs mois même à chercher le bon geste, la bonne position en me concentrant sur des points précis qui finalement m’ont figé le corps plus qu’autre chose. En acceptant de mettre le focus sur des détails, j’en ai oublié l’essentiel : la mécanique naturelle du swing. De MON swing ! Et j’invite chacun d’entre vous à apprendre à mieux se connaître pour rendre votre expérience d’un golf encore plus agréable et « facile » !

Car comment ne pas avoir toutes ces pensées en tête avant, pendant été après le swing quand on vous abreuve de conseils techniques toutes les minutes ? Je ne jette pas la pierre aux pros, qui ont été formés dans un moule de technicité et d’académie qui à mon avis les empêche souvent de s’adapter à beaucoup de débutants, d’amateurs et même de pros. Mais chaque personne est différente et une fois les tendances physiologiques (profils de coordination par exemple) identifiées, il reste les caractères et les envies de chacun… Je sais que ce sujet fera polémique une fois de plus dans le monde du golf.

Tous ces efforts acceptés à tenter de rentrer dans le moule m’ont été préjudiciables à plus d’un titre. Je me suis dirigé vers la contraction musculaire et la multiplication des pensées techniques au lieu de ce que je recherchais initialement : la coolitude et le plaisir. J’ai aussi perdu du temps.

Mois qui cherchais un swing qui me ressemble, je me suis fait mal au dos à trois reprises, me forçant à m’arrêter pendant sept semaines au total, dont une grande partie du mois d’août. Pas top pour faire des compétitions et baisser son classement. J’en ai trop fait, dans la mauvaise position pour moi. La passion et l’envie m’ont fait oublier de m’écouter et de me préserver malgré les quelques signes avant-coureurs que mon corps me lançait. Leçon une nouvelle fois apprise. Et c’est ma faute. J’aurais du mieux écouter mon corps, mon intuition et mieux communiquer ce les pros, leur en dire plus sur moi, ne pas accepter tout sans me poser de questions. Je me suis mis en position d’élève devant « ceux qui savent ». Erreur : ils savent l’académie du golf. Mais je sais mon corps et ce que je ressens, ce que j’aime et ce dont j’ai envie.

Cela fait seulement depuis quelques semaines, en choisissant mon type de pros, qui sait écouter mes souhaits et mon ressenti, que j’ai pu commencer à mettre en pratique un swing beaucoup plus naturel en jouant avec le poids du club et le lâcher-prise. « Utiliser le poids du club ». Dès la montée, et encore plus en descente par la force des choses, en ce qui me concerne. Mon défi scratch a pris une toute autre tournure désormais…

Depuis, j’ai connu la vraie compression de balle sans forcer. Un pur plaisir. Que j’apprends à rééditer sur le parcours. J’apprends je dis bien. Car la souplesse a son travers : le manque de finition en ce qui me concerne, et le manque de traversée aussi. Ce serait trop facile sinon vous ne croyez pas ?

Roi du practice et bouffon du parcours ?

Pas jusque-là mais c’est fou ce que le tapis est tolérant ! LOL ! Le défi est de rééditer les bons entrainements sur le tapis aux parties sur l’herbe irrégulière du parcours. Car rien ne vaut le golf naturel si je puis dire.

Et aujourd’hui je n’y parviens pas encore. La pression peut-être, le manque de concentration aussi. Dur de trouver le bon dosage entre plaisir, lâcher prise, décontraction et concentration. Et même le fait de ne pas aimer faire de divots sur ces si beaux parcours ! Si si je ne plaisante pas je dois travailler sur moi pour me dire que ce n’est pas saccager que de faire de belles escalopes… tant qu’on les replace.

J’ai donc rencontré un préparateur mental avec lequel j’ai travaillé plusieurs aspects sous hypnose, en lui présentant bien mon défi scratch. Deux séances pour l’instant mais je vois déjà la différence d’approche et de rapport aux coups « ratés », « pas parfaits ». À pratiquer tous les jours. Excellent pour la gestion de mes émotions. Je vous rédigerai prochainement un article sur le sujet car cela peut intéresser et servir de nombreux golfeurs.

Il y a donc encore du travail sur le parcours, autant mental que technique. Car si j’ai progressé en plein swing, cela m’a cassé mon petit jeu. Moi qui avais confiance et me sentais à l’aise dans les bunkers et autour du green (les coups me le rendaient bien), me voilà tâtonnant et me demandant comment faire. Il me faut presque repartir de zéro. Je ne sens plus rien. Frustration et déconvenues avec en ce moment un coup par trou perdu souvent sur ce secteur du jeu…

Une question d’humilité et de patience…

La patience est donc l’amie des bons golfeurs. L’humilité aussi. Sans ces deux qualités, en plus d’autres, pas de défi scratch réussi. Car à descendre d’index comme je l’ai fait et à tâter es scores singles à plusieurs reprises, voilà que je me suis mis à changer mon référentiel trop rapidement. Je me suis dit que si je savais jouer à ce niveau, pourquoi je ne le faisais pas beaucoup plus souvent ? Voire tout le temps ? L’ego mal placé refait vite surface quand on le laisse vaquer à son occupation favorite : vous trahir et vous faire croire que vous êtes au centre du monde et que vous valez tellement mieux. 😉

J’ai bien travaillé là-dessus et je me suis bien fait redescendre sur terre. D’ailleurs, les parcours sont là pour cela aussi. 😉 Mais il faut garder ces alertes sans cesse dans le coin de son esprit.

Et maintenant, ce défi scratch 2 ans ?

Aujourd’hui, j’ai trouvé une offre dans un golf de la région parisienne idéale pour ne pas me ruiner à l’entrainement. Elle inclue les balles en mode illimité, tous les jours si je veux pour 60€ par mois ! Cela change beaucoup comme vous vous en doutez. Le budget d’entrainement de 2016 a d’ailleurs fortement limité ma capacité à m’inscrire à des compétitions.

Il me reste une année pour devenir scratch. Soyons réaliste. Si c’était déjà difficile en octobre 2016, c’est devenu fortement compromis aujourd’hui. A moins de sortir des cartes de rêves avant la fin de la saison. Sait-on jamais ! Il reste peu d’occasions à mon grand regret.

Les prochaines étapes du défi scratch ces prochaines semaines :

  • de poursuivre sur mon swing naturel en plein swing
  • de poursuivre mon apprentissage mental sur le parcours (gestion des émotions, concentration)
  • de m’entrainer 4 fois par semaine
  • d’apprendre à jouer les lies pourris pour moi (en pente, un peu enfoncé, etc).
  • de tourner mes épaules pour finir mon swing.
  • de traverser vraiment malgré la consigne d’y aller en rythme plus qu’en tonicité.
  • de faire des compétitions pour finir 12 cette année, afin de bien commencer ma deuxième année de défi scratch !
  • de maintenir l’entrainement physique actuel pour rester en forme.

Je vous invite à vous lancer vos propres défis vous aussi ! Un peu fous comme le mien ou plus raisonnables… C’est motivant et finalement source d’action positive plus que de frustration quand on sait prendre les choses du bon côté.

Je vous tiendrai prochainement au courant de mon défi scratch ! Avec par exemple un calendrier prévu pour la suite de mon défi. Car le défi n’est pas terminé…

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Jérôme Marczak s'est pris de passion pour le golf il y a quelques années. Après une pratique en dilettante et entrecoupée de blessures dues à d'autres sports, il s'oriente depuis 2016 vers le golf de manière exclusive. Fort de son expertise en communication écrite (formé au journalisme et à la communication et comptant 15 ans d'expérience dans le privé, le public et en tant que consultant indépendant), Jérôme Marczak associe l'écriture et le golf dan ce blog pour proposer une vision unique d'un blog de golf : un amateur parmi tant d'autres qui partage sa passion, ses progrès, ses erreurs, ses expérimentations mentales, techniques... Il souhaite avant tout partager sa passion du golf avec les milliers d'autres pratiquants qui s'y mettent eux-aussi en grand nombre ces dernières années et qui tentent de progresser dans ce jeu technique, précis, ludique et tellement enrichissant ! Avec simplicité, humour, envie, et passion. Merci de lire ce blog et de participer à votre manière au développement du golf en France, et de contribuer à développer la communauté du golf tout court :-) A bientôt sur SensationsGolf.fr !

1 COMMENT

  1. Bonjour
    Je suis intéressé pour connaître le golf qui te propose le practice illimité pour 60€ par mois. Courage pour la suite.
    Neslson Mandella: Je gagne toujours, soit je gagne soit j’apprends…

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