Avez-vous découvert vous aussi la dissociation haut/bas au golf ?

équilibre au golf appuis solides et grip souple dissociation retard Jérôme Marczak

Longtemps j’ai entendu parler de pression dans les mains. Sous toutes les coutures d’ailleurs. Vous aussi forcément. Dès qu’on parle de grip on évoque la pression des mains sur le club. « Tiens ton club aussi fort qu’une brosse à dents, pas plus ». « Sois souple dans les doigts », « il faut qu’un oiseau puisse tenir dans ta main sans qu’il soit compressé »… et d’autres métaphores du même genre.

Il faut tenir le club en douceur au début car plus on le monte et plus on le serre… La pression du départ ne doit donc pas être à son maximum, au contraire, pour qu’en haut du backswing on ne soit pas devenu tension extrême au risque de perdre toute la fluidité et l’élasticité du swing.

Mais alors qu’il faudrait pousser les mains vers la souplesse, me voilà à l’entrainement depuis plusieurs semaines à me concentrer sur la solidité des appuis. La force de l’équilibre. La pression des pieds sur le sol. Comme peuvent en attester les outils de plaques de force chez les professionnels de golf équipés.

Une main de velours et des jambes de fer

Difficile pour moi de concilier les deux approches a priori contradictoires. Avant d’expérimenter la dissociation du haut et du bas du corps au moment du swing…

Au départ, le fait de moins tenir le club dans les mains me faisait trop me détendre au niveau des appuis. Je me portais trop vers l’avant, à la limite de l’équilibre à l’adresse, et souvent en déséquilibre vers l’avant pendant et après le swing complet.
Il m’arrive encore de partir en avant quand je ne me concentre pas sur mes appuis solides sous les plantes avant des pieds, avec le poids plutôt sur les extérieurs.
J’étais donc un bloc uni du haut jusqu’en bas. Soit trop élastique quand le haut prenait le dessus, soit trop compacte et sans souplesse quand je laissais les pieds ordonner à tout le corps.

Alors que je m’efforçais à gagner en largeur en tendant mes bras vers l’arrière en longeant plus longtemps le sol à la montée, et avec la volonté de rester connecté, je ne faisais que me raidir et me contracter jusqu’aux lombaires et aux omoplates… Le contraire de ce que je recherche.

J’ai donc cherché, pas à pas, dosage par dosage, pression par pression, la meilleure posture, les meilleures pressions sur les appuis. La meilleure souplesse, finesse dans les mains, pour bien monter le club sans qu’il bouge dans les doigts.

Comment faire pour dissocier le bas et le haut du corps au golf ?

Et puis j’ai pu entrevoir physiquement ce qu’était cette dissociation. Etre la solidité des appuis au niveau des pieds, et la finesse des mains au contact du club. Faire corps avec la terre en bas et épouser l’air en haut pour donner toute sa vitesse et sa détente au club.

C’est en écoutant un conseil d’un champion, sur GolfChannel, dont le nom m’a déjà échappé, que j’ai pu commencer à dissocier les deux blocs de mon corps. En tournant plus les épaules à la montée (tourner les hanches n’est pas mon fort), j’ai pu attirer les hanches naturellement vers l’arrière sans forcer. D’où moins de contraction, de tension. Et par voie de conséquence moins de pression dans le haut du corps. J’ai aussi bien augmenté le temps des étirements (au moins 30′ par jour) pour favoriser la rotation.

Tête déjà vers l’arrière pour aider la rotation des épaules + rotation plus poussée des l’épaule arrière qui tire tout le haut + étirements = ma formule de dissociation améliorée entre le haut et le bas pendant le swing.

Ma routine actuelle tourne désormais autour de ces points depuis quelques temps. Quand je suis concentré et que je ne pense à rien d’autre, les coups sont fluides, droits pour la plupart et assez réguliers. Je dis assez car je relativise pour les golfeurs de première série qui liraient cet article.

Ma routine est ainsi composée de 4 points basiques :

  • placement de ma balle à tel endroit selon le coup à jouer
  • appuis solides dans les pieds avec genoux débloqués
  • souple dans les mains dans la montée lente et large
  • visualisation de la direction à viser
  • accélération en toute fin de swing
  • finir en « pose photo », haut et droit vers la cible.

Jusqu’à ce que cela devienne « naturel », en tout cas intégré, je me concentre sur ces éléments vitaux.

Je ne suis pas encore à créer ce retard dont tous les meilleurs parlent entre le bas du corps et le haut, mais la dissociation en est le point de départ.

🙂

Et vous, où en êtes-vous de votre dissociation ? Solide et souple à la fois ? Quels exercices adorez-vous pour travailler la souplesse de la tenue du club et la force des pieds au sol ?

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Jérôme Marczak s'est pris de passion pour le golf il y a quelques années. Après une pratique en dilettante et entrecoupée de blessures dues à d'autres sports, il s'oriente depuis 2016 vers le golf de manière exclusive. Fort de son expertise en communication écrite (formé au journalisme et à la communication et comptant 15 ans d'expérience dans le privé, le public et en tant que consultant indépendant), Jérôme Marczak associe l'écriture et le golf dan ce blog pour proposer une vision unique d'un blog de golf : un amateur parmi tant d'autres qui partage sa passion, ses progrès, ses erreurs, ses expérimentations mentales, techniques... Il souhaite avant tout partager sa passion du golf avec les milliers d'autres pratiquants qui s'y mettent eux-aussi en grand nombre ces dernières années et qui tentent de progresser dans ce jeu technique, précis, ludique et tellement enrichissant ! Avec simplicité, humour, envie, et passion. Merci de lire ce blog et de participer à votre manière au développement du golf en France, et de contribuer à développer la communauté du golf tout court :-) A bientôt sur SensationsGolf.fr !

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